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Un carnet de bord afin que vous puissiez suivre toutes nos aventures
"au jour le jour"...
Soyez indulgents, l'heure n'est pas au style, nous souhaitons juste vous
communiquer nos dernières infos ++
De : patrickdancel@yahoo.com
Date : 10/21/04 10:35:03
A : patrickdancelphotographe@yahoo.fr
Sujet : Tahiti c'est pas le paradis...
Bonjour,
Tahiti
c’est pas le Paradis ; le Paradis c’est Moorea et c’est
de là que nous vous écrivons ! Mais tout d’abord un
petit retour en arrière s’impose.
CHILI (du 4 au 11 septembre) : entre le terminal de bus et l’hôtel
à Arica notre chauffeur de taxi nous vantait les mérites
de la plage alors nous lui avons confirmé que nous adorions la
plage et que d’ailleurs nous étions en route pour Tahiti
; sur quoi il a répondu « OK, j’ai rien dit…
» A Arica nous avons quand même vu les plus anciennes momies
du monde et à Santiago du Chili nous avons passé une nuit
mais à part ça il n’y a rien à dire.
RAPA NUI : le 11 septembre nous sommes arrivés sur l’île
de Pâques, sous la pluie. A 10$ la nuit, sous la tente dans un camping,
nous avons décidé de ne même pas vérifier les
tarifs des hôtels mais plutôt de trouver des locaux chez qui
on pourrait camper dans le jardin pour 5 $. Après un quart d’heure
de recherche nous sommes tombés sur Patty et Ivan qui nous ont
proposé une chambre dans leur maison, avec télé,
lecteur DVD et internet illimité, plus accès à la
salle de bain et à la cuisine, le tout pour 10 $ la nuit. Nous
avons bien fait d’accepter : il va pleuvoir jour et nuit pendant
les quatre premier jours. Finalement, la dernière nuit, vers minuit,
Patty vient me voir et me dit : « Il devrait faire beau demain ;
il n’y a plus de nuage ». Cinq minutes plus tard je suis debout,
habillé, avec le trépied sous le bras et je cours vers la
côte à un endroit où il y a un alignement de cinq
Moais. Il n’y a pas de lune mais on voit toutes les étoiles.
Je fais trois photos de 20 à 25 minutes de pause et je décide
d’en lancer une dernière, plus longue, de deux heures. Les
silhouettes des têtes géantes se détachent bien du
ciel et la nuit elles paraissent encore plus magiques que le jour. Mais
après quelques minutes de pause le ciel s’obscurcit à
l’horizon. Je décide alors de rentrer à la maison
en me disant que pour demain, notre dernier jour ça n’est
pas encore gagné.
Cinq minutes plus tard, je suis sous la pluie. Le dernier jour, à
notre réveil, nous avons une bonne surprise : le ciel est bleu
avec de gros nuages blancs et Ivan nous attend pour aller faire le tour
de l’île dans sa voiture. Notre vol pour Tahiti étant
à 21 heures nous avons donc toute la journée pour découvrir
l’île de Pâques et ses statues géantes.
Nous allons tout d’abord au nord de l’île ; le premier
alignement de Moais se trouve devant une plage bordée de cocotiers…
puis c’est un alignement de 15 têtes géantes, dos à
la mer, que nous découvrons à la sortie d’un virage
avant de terminer sur les pentes du volcan Rano Raraku où les statues
étaient sculptées avant d’être transportées.
200 photos et quelques heures plus tard, nous sommes assis dans l’avion
: destination Tahiti ; attachez vos ceintures !!!
TAHITI : à notre arrivée nous sommes accueillis par Vincent
que nous avions rencontré à San Pedro de Atacama (Chili).
Il est venu avec les colliers de fleurs : c’est super mignon et
ça sent bon ! Nous plantons la tente dans son jardin et c’est
là que nous passerons les 5 premiers jours ; au bord de la mer,
devant une plage de sable noir, avec Moorea à l’horizon et
le coucher de soleil juste derrière. Au cinquième jour Gabriel
est scolarisé et nous plions la tente pour emménager chez
des amis de Vincent où nous avons notre chambre.
Après deux semaines à Tahiti nous sommes inscrit à
la Chambre de Commerce, nous avons ouvert un compte en banque, pris une
boite postale, dédouané et récupéré
nos 73 kg d’artisanat bolivien et nous prenons le ferry pour aller
vivre chez d’autres amis de Vincent qui sont sur Moorea ; en attendant
de trouver notre maison.
MOOREA : nous étions venu un week-end en repérage et c’est
là que j’ai flashé (dans le virage du Sofitel…
plus beau que la grande barrière de corail et même pas besoin
d’hélico !) et donc c’était décidé
: c’est là et ça sera pas ailleurs !!! Après
une semaine passée chez Isa et Gillou nous trouvons enfin la petite
maison de nos rêves !!! Bord de mer (pour la vue), bord de route
(pour le business), nous avons trouvé l’endroit idéal.
A 15 minutes à pied de l’école, à 4 km du ferry
(au cas où il faille aller jusqu’à Papeete pour travailler),
c’est parfait, surtout tant que nous sommes à pied ! Le paysage
est sublime et les gens adorables. Depuis notre arrivée nous faisons
beaucoup de stop : nous n’attendons jamais plus de 5 minutes et
quand on nous prend il y a souvent un arrêt et quand ça n’est
pas Gabriel qui se fait offrir une glace, c’est à nous qu’on
paie une bière ! Tout le monde nous salue et tout le monde se tutoie.
Même dans l’administration. Tahiti et Moorea ont un relief
incroyable, le plus haut point culminant à 2.200 m et tout est
vert. Sauf la mer qui est bleue… enfin, bleue, bleue turquoise,
bleue marine, verte !!! Notre maison est à 5 m de la plage ; le
sable est blanc et l’eau cristalline sur 30 m puis c’est profond
d’un coup et la mer devient bleue marine et puis on voit le Motu,
un petit îlot bordé de cocotiers et entouré d’un
anneau bleu clair et plus loin il y a encore une ligne de bleu turquoise
et les vagues qui cassent, puis du bleu marine à nouveau jusqu’à
l’île de Tahiti qui fait le fond de la carte postale. Nous
n’avons pas encore eu trop le temps de faire de la photo mais il
nous reste quelques films à shooter alors nous allons bientôt
y aller ! Pour le moment on pose une table en bord de route et on vend
des hamacs et des sacs à main, que vous pourrez bientôt découvrir
dans la « Galerie », avec les photos d’art aborigène.
Bientôt il y aura une expo photo à la maison.
L’idée c’est de vivre à la maison, c’est
à dire les fesses dans l’eau et un œil sur la route
pour surveiller le magasin ! L’idée c’est que nous
sommes arrivés au Paradis et que nous allons tout faire pour y
rester !
Tout le monde nous avait prévenu : attention, Tahiti c’est
hors de prix ! Ca tombe bien, on a plein de choses à vendre !!!
Ceci dit nous avons un loyer de 500 euros par mois et si la maison est
petite, la vue elle est imprenable, le jardin (côté mer)
est infini et pour le même prix à Tours nous avions 65 m
carrés au dessus d’un parking… Quand aux courses, j’ai
définitivement arrêté le Coca (19 francs la bouteille)
et si on s’en tient au basique on s’en sort très bien.
Ca reste plus cher que la Bolivie, mais ça n’est pas plus
cher que la France. Nous vérifierons nos E-mails régulièrement
mais moins fréquemment qu’en Bolivie : on est passé
de 0,30 centimes d’euro à 10 euros de l’heure…
et oui ! il y a effectivement des choses qui sont hors de prix ici ! Nous
mettrons en ligne au fur et à mesure les dernières photos
de Bolivie ( le lac Titicaca), les photos de l’île de Pâques,
qui attendent d’être développées et scannées,
puis les photos de Tahiti, de Moorea et des autres îles qui elles
restent à prendre !!!
Pour ceux qui souhaiteraient commander des photos, la boutique est ouverte
et nous pouvons faire des factures.
A bientôt !
Patrick, Cécile et Gabriel
De : patrick dancel Date : 06/09/04 00:17:26
A : patrickdancel@yahoo.com
Sujet : Patrick, Cécile et Gabriel en route pour Tahiti !
Bonjour,
Copacabana
(lac Titicaca): arrivés à Copacabana nous avons collé
des affiches partout pour vendre la voiture.
Au bout d´une semaine nous avons été contactés
par un Italien qui a un bar et qui nous a proposé de nous garder
la voiture chez lui pendant que nous passerions quelques jours sur l´île
du Soleil. On s´est dit que ça serait une bonne idée
et qui si elle restait assez longtemps dans son jardin il voudrait peut-être
la garder à notre retour...
Ile du Soleil (lac Titicaca): après deux heures de bateau nous
sommes arrivés au sud de l´île où nous avons
passé une première nuit.
L´île est très petite (3 à 4 heures de marche
pour la traverser du sud au nord) et il n´y a ni route ni voiture.
On y trouve des ruines pre-inca relativement interressantes par rapport
à ce qu´on avait pu voir dans le reste du pays et Cécile
a des ancètres Aymaras qui sont de cette région.
On a mis une semaine pour aller à pied jusqu´au nord de l´île
(avec 40 kg sur le dos!) où on a pris un bateau pour retourner
à Copacabana.
L´île du Soleil est très sympa, on y mange de la truite
et les vues depuis le haut des crètes sont superbes; le lac est
d´un bleu incroyable et on peut admirer des chaines de montagnes
enneigées à l´horizon.
Copacabana : après une semaine à nous attendre l´Italien
a craqué et à notre retour la voiture non seulement était
vendue mais en plus elle l´était à un prix suffisemment
élevé pour qu´on puisse aller à Tahiti!!! A
la condition qu´elle nous emmène tous jusqu´à
La Paz car l´Italien devait y aller pour retirer son argent et j´imagine
pour tester la voiture... (3 heures de route)
La Paz : arrivés sans problèmes dans la capitale la voiture
était donc vendue et tout le monde était content. Mais c´était
sans compter avec la bureaucratie bolivienne... on aurait du s´en
douter!!!
Une semaine après la vente nous avions déjà acheté
l´artisanat que nous vendrons à Tahiti et nous sortions de
la poste après avoir tout envoyé à Papeete quand
le même jour, à huit heures et demi du soir, arrive chez
nous l´avocat en charge de la paperasserie (qui est aussi lieutenant-colonel
de la brigade des stups...) et là le type nous fait un sketch incroyable:
il va falloir rembourser l´argent à l´Italien et on
va être interdits de sortir du pays car l´administration n´a
pas fait son boulot et un des papiers est resté au nom de l´ancien
propriétaire!
Et pourtant nous avions de notre côté tous les papiers à
notre nom. Dans ces cas il ne faut pas réfléchir, il
faut agir!!! Le lendemain, à 5 heures du matin, nous étions
debouts, sacs fermés et à 6 heures nous étions dans
le bus pour Arica, Chili! C´est en effet de là que nous prendrons
l´avion pour Santiago du Chili (le 10 septembre) avant d´arriver
sur l´île de Pacques (le 11) puis à Tahiti (le 15).
La
"fuite" au Chili : un peu parano au départ nous sommes
arrivés au terminal sans être suivis...
Une fois le bus parti nous avons commencé à respirer mais
on se demandait quand même si on ne nous bloquerait pas à
la frontière... (l´avocat-lieutenant-colonel a le bras long!).
Mais finalement tout c´est bien passé et nous sommes entrés
au Chili sans problème.
La route de La Paz à Arica est superbe; de la capitale on descend
vers le sud, on fait le tour du volcan Sajama puis une fois la frontière
passée on traverse le parc national Lauca où on peut admirer
des volcans enneigés avant de descendre sur la côte en traversant
le désert d´Atacama.
Arica : après plus de 7 mois perchés entre 2500 et 5000
m d´altitude on se retrouve donc au niveau de la
mer et encore une fois il faut s´aclimater au changement d´altitude.
On a l´impression de peser une tone! Arica est une petite ville
sympa de 180.000 habitants avec des plages, des pélicans et un
port plutôt moche. Il ne fait pas très beau mais on se console
en pensant à Tahiti!!!
Tahiti : dans 10 jours nous y serons alors si vous avez des adresses,
des bons plans ou quoi que ce soit qui puisse nous aider, c´est
le moment de nous contacter !!!
A bientôt pour de nouvelles aventures!!!
Patrick, Cécile et Gabriel
P.S: pour ceux d´entre vous qui n´ont pas encore vu les photos
de Bolivie, un click sur ce lien suffit.
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